2019

5 novembre - Troisième comité de projet du Centre de mémoire des essais nucléaires en Polynésie française

 
 
5 novembre - Troisième comité de projet du Centre de mémoire des essais nucléaires en Polynésie française

M. Dominique SORAIN, Haut-commissaire de la République et M. Edouard FRITCH Président du Pays, ont co-présidé ce matin le troisième comité de projet consacré au centre de mémoire des essais nucléaires en Polynésie française. Ce sujet mobilise tous les acteurs : Etat, Pays, associations, scientifiques, société civile. Il a pour but de concevoir un lieu de mémoire pédagogique destiné à tous, et en premier lieu aux Polynésiens, dans une démarche de recherche de la vérité et dans un climat apaisé.

Le Haut-commissaire et le Président du Pays ont réaffirmé les principes qui président à la création de ce centre de mémoire : dialogue et transparence.

La première réunion d’installation qui s’est tenue le 24 janvier 2018, en présence de Mme Annick GIRARDIN, ministre des Outre-Mer, a officiellement relancé le processus de création d’un lieu dédié au fait nucléaire en Polynésie française. La seconde réunion s’est tenue le 20 juillet 2018 et a validé les axes proposés par les groupes de travail qui s’étaient réunis plus d’une dizaine de fois pour en débattre, tant sur le contenu que sur le contenant.

Ce matin, le comité de projet a examiné trois points d’étape significatifs dans l’avancement de ce dossier :

  • Résultats des diagnostics et études réalisées sur le futur site du centre de mémoire

Les études menées par l’établissement public Tahiti Nui Aménagement et Développement (TNAD) font état d’un nécessaire travail de dépollution en raison de la présence, en faible quantité, d’amiante et de plomb sur le site. Il est envisagé de dépolluer, puis de déconstruire l’ancienne villa du COMAR pour libérer l’espace utile à la création du futur centre, dont les travaux seront financés par le Pays.

  • La sélection d’un programmiste

Un appel d’offre a été lancé en septembre 2019 pour sélectionner un programmiste, qui devra, sur la base du travail déjà réalisé par les membres du groupe scientifique, proposer plusieurs contenus scénographiques et aménagements envisageables. Le candidat sélectionné débutera son travail de terrain dans le courant du mois de novembre.

A l’issue, pour concevoir l’édifice, un concours d’architecte sera lancé au premier semestre 2020.

  • Le choix du nom du futur lieu de mémoire

Le comité de projet a validé le principe que le nom de cet organisme soit polynésien, sous-titré en français. Le groupe de travail scientifique a réfléchi, en lien avec les trois académies polynésiennes, et a proposé : « Pu Mahara ».

L’appellation en langue française retenue est : « Centre de mémoire des essais nucléaires en Polynésie française ».

Ces noms ont été validés provisoirement par le comité de projet et seront désormais employés pour la suite du programme.

Ces décisions importantes reflètent la volonté commune d’avancer rapidement sur ce sujet majeur avec des actions concrètes qui verront le jour dans les mois à venir.

Les membres du comité de projet ont également été informés des actions connexes menées par le Pays.

La ministre de l’Education a présenté l’adaptation dans les programmes scolaires pour inclure, dès cette année, l’enseignement pluridisciplinaire du fait nucléaire.

Une restitution intermédiaire d’une étude commandée par le Pays et portée par la Maison des Sciences de l’Homme du Pacifique a permis de faire un point d’étape de ce travail de recherche complémentaire.

A cette occasion, le Haut-commissaire a rappelé la volonté de transparence de l’Etat concernant l’accès aux archives. Les autorisations de consultation formulées par les chercheurs feront l’objet d’une attention particulière tout en veillant au respect de la législation en vigueur.

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