2019

28 novembre 2019 - Exercice accident d'aéronef 2019

 
 
Exercice grandeur nature à l'aéroport

Un exercice accident d’aéronef a été organisé ce jeudi 28 novembre 2019, par le Haut-Commissariat (Direction de la Protection Civile), en partenariat avec des services de l’État et de la Polynésie française.

Cet exercice a permis de tester le dispositif du plan ORSEC (Organisation de la Réponse de SEcurité Civile) spécifique aéroport mais également le plan NOVI (nombreuses victimes).

Ces plans d’urgence sont destinés à faire face à un accident d’aéronef avec un nombre important de victimes et qui nécessitent la mise en œuvre de moyens de secours d’envergure.

En renfort des pompiers de l’aéroport, cet exercice a notamment mobilisé les sapeurs-pompiers de toutes les communes de Tahiti, le SAMU, les associations agréées de sécurité civile (l’UNASS, le CSP987 et la FPPC), la Gendarmerie nationale, la Police nationale dont la Police aux Frontières (PAF) ainsi que les compagnies aériennes et ADT, exploitant de l’aéroport.

Le scénario de l’exercice 2019 a consisté en une simulation d’un accident d’un avion long courrier de la compagnie Air New Zealand, suite à un atterrissage d’urgence. A bord se trouvaient 132 passagers dont 12 personnels navigants. Parmi eux, ont été recensés 42 blessés dont 31 graves, 20 personnes impliquées et 70 décédés.

L’exercice s’est déroulé sur plusieurs sites distincts :

 

- Sur le site de l’accident, sur la piste, avec la mobilisation des moyens de recherche et d’évacuation des sapeurs-pompiers, du SAMU, des associations agréées de sécurité civile, de la Gendarmerie nationale et de la Police, pour la prise en charge les victimes, coordonnée par un commandant des opérations de secours (COS) de la DPC ;

- Sur le site du poste médical avancé, implanté au sein du service incendie de l’aéroport en zone nord, sous la coordination d’un directeur des secours médicaux du SAMU ;

- Dans les locaux du Service d’Etat de l’aviation civile, où a été activé un poste de commandement opérationnel dirigé par le Directeur de Cabinet du Haut-Commissaire en sa qualité de directeur des opérations de secours (DOS), en collaboration avec les services de l’Etat et de la Polynésie française.

Cet exercice a eu pour objectifs de tester la bonne circulation de l’information, l’efficacité de la coordination des moyens de secours et la mise en place effective, sur le terrain, des moyens médicaux ainsi que la prise en charge des familles des victimes.

L’efficacité du dispositif réside dans la rapidité de mobilisation et de mise en œuvre des moyens de secours.

L’action opérationnelle comportait deux domaines principaux :

- La recherche, la localisation et l’évacuation des victimes. Dans cette 1ère phase, les sauveteurs ont pratiqué des gestes de premiers secours et réalisé un premier tri selon l’état des victimes. Les premiers soins ont été prodigués par des médecins ou infirmiers avant le brancardage de celles ci jusqu’au Poste Médical Avancé (PMA).

- La prise en charge des victimes au Poste Médical Avancé (PMA) a été organisée sur la base d’une fiche individuelle d’identification et de soins destinée à recueillir l’identité et l’état de chaque victime afin de l’évacuer vers une structure de soin appropriée (hôpital, clinique, dispensaire).

Au total, près de 200 personnes ont été mobilisées au titre des secours, près de 150 figurants ont joué le rôle de victime ou de membres des familles qui ont été pris en charge par la cellule d’urgence médico-psychologique du CHPF.

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