2022

Formation des nouveaux Intervenants Sociaux en Commissariat et en Gendarmerie

 
 
Formation des nouveaux Intervenants Sociaux en Commissariat et en Gendarmerie

Afin d’accompagner la montée en puissance des Intervenants Sociaux en Commissariat et en Gendarmerie sur le territoire, une session de formation a été organisée par le COMGEND du 31 janvier au 03 février, au profit de trois nouvelles intervenantes sociales.

À cette occasion, le Haut-commissaire de la République, Dominique SORAIN et le directeur de cabinet Cédric BOUET ont participé à l’ouverture de la session de formation au sein de la caserne Bruat avec le Colonel Benoît TAPONAT, commandant en second la gendarmerie de Polynésie française, le directeur adjoint de la DTPN, Marc CLÉARC'H, la Capitaine Paloma POROI du STPJ de la DTPN et le Lieutenant-colonel Dorothée CARTIER, présidente de l’association d’assistance judiciaire de Polynésie française (AAJPF).

À l’issue de cette formation, deux intervenantes sociales en gendarmerie et une au commissariat de police de la DTPN à Papeete viendront renforcer les deux autres ISCG déjà présents sur le territoire et qui restent affectées au COMGEND (soit au total 4,5 ETP pour l'ensemble de la Polynésie).

Ce déploiement est la traduction concrète de l’engagement du Président de la République formulé à l’occasion de son déplacement en juillet dernier, pour améliorer l'accueil des victimes dans les postes de police et les brigades de gendarmerie.

Ce dispositif poursuit ainsi son développement engagé depuis 2019 pour atteindre les objectifs du Grenelle des violences conjugales et de la Stratégie nationale de prévention de la délinquance 2020-2024.

  • Le dispositif

Il s’agit d’un dispositif de prise en charge des victimes à l'efficacité reconnue en matière de prévention et de lutte contre certaines formes de violence. La singularité de ces professionnels du travail social, exerçant dans les mêmes locaux que les policiers et les gendarmes, est un atout. Il offre une possibilité unique d’intervenir immédiatement dans ces situations complexes.

Leur action s'inscrit dans une logique partenariale forte, en particulier avec les services sociaux des communes et du Pays.

  • Missions des intervenants sociaux

Les ISCG sont chargés d’accueillir, de conseiller, d’orienter les personnes en détresse sociale dont les situations ont été repérées par les forces de sécurité au cours de leurs interventions.

Ils évaluent la nature des besoins sociaux et réalisent une intervention de proximité, dans l'urgence si nécessaire, afin de faciliter l'accès des personnes aux services sociaux et de droit commun concernés.

  • Programme de la formation

Sour l’égide du Lieutenant-colonel Dorothée CARTIER, présidente de l’AAJPF, la formation poursuit 3 objectifs

  1. Connaître le rôle et la fonction d'ISCG ;
  2. Connaître les différents services de la gendarmerie et les méthodes de travail de la Maison de de Protection des Familles (MPF) auxquelles les ISG seront rattachées ;
  3. Connaître les partenaires extérieurs (Justice, social notamment).

Les formateurs sont issus de la gendarmerie Nationale, de l’Association Polyvalente d’Actions Judiciaires (APAJ), de l’Association Nationale d’Intervention Sociale (ANISCG) et du Ministère de la Justice. Pour l'occasion, la nouvelle intervenante sociale de la gendarmerie des Iles-sous-le-Vent de Bora-Bora s’est déplacée à Tahiti.

  • Financements et partenariats

La création des postes d’intervenants sociaux a fait l’objet d’une convention de partenariat avec l’association d’assistance judiciaire de Polynésie française (AAJPF) et d’un financement de l’Etat par le fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) à hauteur de 30 millions de Fcfp annuels.

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Après avoir échangé avec les participants à la formation, le Haut-commissaire a précisé que « Ce travail d'accompagnement des victimes de violences sociales en commissariats et en gendarmeries est primordial, c'est pour cela que nous renforçons leur place sur l’ensemble du territoire, afin de répondre aux besoins des citoyens les plus fragilisés. »

Dans une période fortement perturbée par la pandémie de Covid-19 et ses multiples effets sociétaux, le renforcement de ce dispositif est la marque d’une volonté de l’Etat d’affirmer son soutien aux actions de prévention et de lutte contre les violences, en particulier intrafamiliales.