2022

Mise en œuvre opérationnelle du nouveau dispositif de voies maritimes recommandées dans les Tuamotu

 
 
Mise en œuvre opérationnelle du nouveau dispositif de voies maritimes recommandées dans les Tuamotu

Le Centre Maritime Commun qui est le centre opérationnel pour l'Action de l’État en Mer (AEM) en Polynésie française a présenté ce jour ses missions liées à la mise en œuvre du nouveau dispositif de voies maritimes recommandées en présence du Haut-Commissaire de la République, Dominique SORAIN, du Directeur du JRCC Tahiti, Antoine FERRI et du chef du bureau Action de l’Etat en Mer, Dominique BOURGNON DE LAYRE.

Deux voies maritimes recommandées, « Mataiva et Tikehau » et « Marutea Nord et Hikueru », ainsi qu’une zone maritime à éviter « Nord-Ouest Tuamotu » centrée sur la réserve de biosphère de Fakarava, ont été créées en fin d’année dernière pour que les navires en transit de plus de 15 mètres contournent l’archipel des Tuamotu.

Cette mesure est le fruit d’un travail commun engagé par l’Etat et le Pays dans le cadre de la commission maritime mixte (CMM), visant à mettre en place une série de mesures fortes afin de prévenir les échouements de navires dans les îles.

Le tracé de ces voies maritimes, élaboré à partir d’une étude des flux maritimes réalisée sur plusieurs années par le Joint Rescue Coordination Centre (JRCC) Tahiti, a été validé par la CMM le 21 juin dernier.

  • Objectifs du dispositif :

1 - Prévenir les accidents en mer : Protéger la navigation traversière en évitant la zone maritime dangereuse des Tuamotu ;

2 - Préserver la réserve de biosphère de Fakarava : réguler la circulation maritime pour sécuriser les côtes et protéger la biodiversité marine.

  • Création :

La création de ces voies maritimes s’inscrit dans la continuité des mesures de surveillance et de contrôle prévues par la réglementation de la navigation dans les eaux sous souveraineté et juridiction française.

C’est l’arrêté du Haut-commissaire de la République publié le 17 décembre 2021 au JOPF qui porte création de ce dispositif.

Leur inscription sur les cartes a été réalisée par le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine.

Un dossier sera prochainement déposé devant l’organisation maritime internationale (OMI) afin qu’elles soient reconnues par la communauté internationale et portées sur l’ensemble des cartes des marines du monde.

Il est également envisagé, en lien avec la Direction Polynésienne des Affaires Maritimes, de mettre en place une Zone Maritime Particulièrement Vulnérable, centrée sur la zone à éviter pour prendre des mesures de protection renforcée. 

  • Mise en œuvre :

Si ces voies n’ont pas de caractère obligatoire, une politique d’incitation ferme est menée par le JRCC Tahiti et les moyens de surveillance aéromaritimes de l’Etat coordonnés par le Contre-amiral Jean-Mathieu REY, commandant la zone maritime Polynésie/Océan Pacifique. 

En effet, des signalements obligatoires au JRCC Tahiti sont imposés à tous les navires qui dépassent un certain tonnage (de plus de 3000 UMS) traversant la zone économique exclusive (ZEE) et des contraintes renforcées pour les navires de plus de 15 mètres transitant dans les eaux territoriales, en particulier aux navires transportant des marchandises dangereuses qui ont l’interdiction de naviguer à moins de 7 milles marins des côtes.

  • Le Centre Maritime Commun de Polynésie Française :

Placé sous l’autorité du représentant de l’Etat en mer assisté de l’amiral commandant la zone maritime de Polynésie, le CMC est une structure unique en outre-mer qui rassemble le JRCC Tahiti, le Centre de fusion de l’information maritime (CFIM) et le Centre de conduite des opérations maritimes (CCOM).

Ses missions :

Recherche et sauvetage aéromaritime ;

Surveillance de la navigation ;

Surveillance des pêches ;

Lutte contre les activités illicites.

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Le Haut-commissaire a tenu à saluer l’action des personnels du JRCC qui, au sein du CMC de Polynésie et sous l’autorité du représentant de l’Etat en mer, œuvrent à la protection de la circulation maritime. Il a souligné l’importance de ce dispositif pour prévenir les risques d’accidents maritimes et protéger l’environnement marin.