2022

Soutien du Fonds d'intervention maritime (FIM) de l’Etat

 
 
Soutien du Fonds d'intervention maritime (FIM) de l’Etat

Lancé en 2022 par le Ministère de la Mer, le Fonds d’Intervention Maritime (FIM) a vocation à accompagner le développement durable des activités maritimes.

Doté d’une enveloppe de plus de 2 milliards Fcppour 2022, ce fonds permet d’accompagner les partenaires locaux (collectivités locales, établissements publics, chambres de commerce, entreprises…) dans leurs projets répondant à l’une des trois principales thématiques :

1 - Aménager le littoral en faveur des activités maritimes (restauration de phares ou de navires du patrimoine, mise en place de sentiers sous-marins, construction de navires côtiers électriques ou à hydrogène, démantèlement d’épaves et de navires abandonnés…) ;

2 - Développer l’économie bleue et la planification (création de nouveaux services numériques aux usagers et acteurs de la mer, sécurisation des espaces de pratiques nautique…) ;

3 - Former aux métiers de la mer (projet de simulateur pour un lycée professionnel maritime et aquacole).

Suite à un premier appel à projets réalisé en début d’année, la Ministre de la Mer, a retenu 28 projets pour un montant de plus d’1 milliard Fcfp.

Pour la Polynésie française, le dossier porté par le Vice-président de la Polynésie française sur leprojet de résorption des épaves et navires abandonnés,co-instruit et soutenu par le Service d’Etat des Affaires Maritimes, a été retenu.

Une subvention de près de 120 millions Fcfp est accordée par l’Etat pour l’opération de retrait de l'épave du thonier « SHEN GANG SHUN 1 » à Arutua et pour le retrait de navires de plaisance abandonnés dans la baie de Phaeton à Taravao et à Motu Penu à Fakarava.

  • Démantèlement du thonier échoué à Arutua

Actuellement menée par la direction polynésienne des affaires maritimes, cette opération, dont le coût total s’élève à 363 millions Fcfp, est réalisée en plusieurs étapes et mobilise d’importants moyens.

Le financement accordé par le FIM participera notamment à la 3ème tranche de l’opération à savoir le démantèlement et le retrait du navire du récif, l’évacuation des déchets et le nettoyage du lagon.

  • Retrait de navires abandonnés à Taravao et à Fakarava

Le coût de retrait de ces épaves dans des espaces maritimes isolées et éloignées de moyens d’intervention adaptés, conduit les propriétaires à se soustraire à leurs obligations.

Pour autant, le caractère dangereux qui pourrait survenir en cas de naufrage pèserait sur les navires à proximité et pourrait entraver l’exercice des activités maritimes aux alentours.

Pour y faire face, la complémentarité des financements apportée par le FIM permet d’accompagner le Gouvernement de la Polynésie française dans le cadre de son programme engagé, depuis plus de 5 ans, de résorption de ces épaves.

Face aux échouements de plusieurs navires, mais aussi du constat des navires de plaisance abandonnés, le Pays exerce toutes les procédures pour contraindre des propriétaires de navires face à leur défaillance répétitive. Les interventions réalisées d’office conduisent à la présentation de la facture finale aux intéressés.

L’État et le Pays luttent ainsi contre les menaces qui pèsent sur les écosystèmes dont dépendent les activités maritimes et l’économie insulaire.

Les actions conjointes, mesures préventives, mais aussi curatives ou répressives, résulte du travail collaboratif qui se décline dans le cadre de la Commission Maritime Mixte, coprésidée par le Haut-commissaire de la République en Polynésie française et par le Président de la Polynésie française, afin de prévenir les atteintes à l’environnement et assurer la sécurité de la navigation maritime.

L’amélioration de la sécurité de la navigation dans les eaux polynésiennes est une préoccupation constante et partagée. Plusieurs actions conjointes ont été entreprises, ou en cours de préparation, que ce soit en matière de réglementation de navigation des navires de commerce en transit associé à un suivi opérationnel de la navigation, plus récemment la mise en place de voies recommandées aux Tuamotu comme les projets de gestion des escales de navires, ou de mise en place de Zones Maritimes Particulièrement Vulnérable (ZMPV) portés par la Polynésie française.

Le Ministère de la Mer lance un deuxième appel à projet dont la date limite pour candidater est  fixée au 31 mai 2022.