2021

Première réunion plénière de la cellule de renseignement opérationnel sur les stupéfiants de Polynésie française (CROSS 987)

 
 
Première réunion plénière de la cellule de renseignement opérationnel sur les stupéfiants de Polynésie française (CROSS 987)

Le 4 février 2021, la cellule de renseignement opérationnel sur les stupéfiants de Polynésie française (CROSS 987) a réuni pour la première fois son comité de coordination.

La CROSS, créée en octobre 2020, vise à recueillir l'ensemble des signalements relatifs à des trafics de stupéfiants qui proviennent des forces de sécurité du territoire et de partenaires institutionnels (mairies, bailleurs, milieu éducatif...). Ces signalements sont ensuite vérifiés, croisés et enrichis, puis rediffusés vers les services opérationnels compétents (enquête, intervention).

Cette cellule est rattachée à l’antenne locale de l’OFAST : l’office anti-stupéfiants est un service à compétence nationale, réunissant gendarmes, policiers, douaniers et magistrats en charge de la lutte contre le trafic de drogues. Créée le 1er janvier 2021, elle est localisée avec la section de recherches de Papeete.

La CROSS 987 est animée au quotidien par un sous-officier de gendarmerie et prochainement par un fonctionnaire de la police nationale. Elle associe l’antenne OFAST, les unités judiciaires de la gendarmerie et de la police nationale, les douanes, la police aux frontières, le renseignement territorial, le Groupe Interministériel de Recherches et le bureau "action de l'Etat en mer" du Commandement supérieur des forces armées.

Lors des réunions plénières mensuelles, le cabinet du Haut-commissaire, ainsi qu'un magistrat représentant le procureur de la République, sont présents.

Sa mise en œuvre s’inscrit dans le cadre du plan de lutte contre l'Ice, co-signé le 3 février 2021 par Dominique SORAIN, Haut-commissaire de la République, Édouard FRITCH, Président de la Polynésie française, Thomas PISON, Procureur général et Hervé LEROY, Procureur de la République.

Grâce à cette structure, plus d'une vingtaine de signalements ont d'ores et déjà été pris en compte. Ces premiers résultats encourageants montrent que la synergie interservices permet de protéger le fenua face à toutes les formes de trafics de stupéfiants.