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La Gendarmerie nationale

Site internet de la Gendarmerie de la Polynésie française

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COORDONNÉES DU COMMANDEMENT DE LA GENDARMERIE POUR LA POLYNESIE FRANCAISE

Commandement : Frédéric BOUDIER

Avenue Pouvana'a O'opa (État major)
☎ : (689) 40 47 92 09 - Fax : (689) 40 46 73 50

Camp de la gendarmerie de Faa'a :
☎ : (689) 40 46 72 72 
✉  : SP 91 333 - 00 205 Armées

Centre opérationnel de la gendarmerie :
☎ : (689) 40 50 72 09

 

COMGEND
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HISTORIQUE DE L'IMPLANTATION DE LA GENDARMERIE EN POLYNÉSIE FRANÇAISE

L'implantation de la gendarmerie en Polynésie française remonte au mois d'avril 1843, avec l'arrivée du Maréchal des Logis chef Prat accompagnant l'Amiral Bruat, qui ont donné leurs noms aux deux casernes de gendarmerie de Papeete. 

Le premier détachement y fut créé par ordonnance royale du 17 octobre 1846 avec un effectif d'un officier et de 19 sous-officiers. 
En 1971, le groupement de gendarmerie de Polynésie française (renommé en 2005 commandement de la gendarmerie pour la Polynésie française) est devenu Corps autonome lorsque les forces armées de la Polynésie française ont cessé de dépendre de la Nouvelle-Calédonie. Il ne fait pas partie des forces de souveraineté et n'est donc pas placé sous l'autorité du COMSUP. 

Le 01 janvier 1983, une réorganisation affecte la structure même du groupement de gendarmerie de Polynésie française. Outre l'état-major, les services techniques et le groupe des pelotons mobiles déjà existants, les unités territoriales et spécialisées, regroupées jusqu'alors sous le commandement d'un même officier, sont désormais réparties en deux compagnies de gendarmerie distinctes : 

  • la compagnie des îles du vent comprenant les brigades territoriales de Tahiti et Moorea (Papeete, Papeete-CEP, Faa'a, Paea, Taravao, Tiarei et Arue) et les unités spécialisées (brigade de recherches, brigade motorisée et brigade des transports aériens de Tahiti/Faa'a) ; 
  • la compagnie des archipels, rassemblant les brigades des îles sous le vent (Bora Bora, Huahine, Raiatea, Tahaa), des îles Australes (Raivave, Rimatara, Rurutu, Tubuai), des Tuamotu-Gambier (Hao, Moruroa, Rangiroa, Rikitea, la brigade territoriale des Tuamotu – centre) ainsi que des Marquises (Hiva-Oa, Nuku Hiva, Ua Pou).
LE COMMANDEMENT DE LA GENDARMERIE POUR LA POLYNESIE FRANCAISE

Le commandement de la gendarmerie pour la Polynésie française a en charge la surveillance de 98% du territoire où est implanté près de 90% de la population (la commune de Papeete relève de la compétence de la police nationale). 
Pour assurer ses missions, 397 officiers, gradés, gendarmes, gendarmes adjoints, militaires du corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale et personnels civils y sont affectés. Près de 40% des gendarmes sont originaires de Polynésie française. 
Bien souvent seuls représentants de l'État, ces militaires constituent le prolongement de l'administration auprès des populations vivant sur les archipels les plus éloignés. 

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Son organisation 
Le commandement de la gendarmerie pour la Polynésie française (COMGEND) comprend un état major composé de trois bureaux (Bureau organisation-emploi, Bureau des ressources humaines et le service technique des systèmes d'information et de communication) et d'un service logistique. 
Quatre officiers adjoints opérationnels assistent également le COMGEND : 

  • l'officier chef du centre de renseignement et d'opérations (CRO) ; 
  • l'officier chargé de la police administrative circulation routière (PACR) ayant autorité sur trois unités spécialisées : la brigade nautique de Papeete (BN), la brigade motorisée de FAA'A (BMO) et la brigade de gendarmerie des transports aériens de FAA'A (BGTA). 
  • l'officier police judiciaire responsable de la plate-forme judiciaire composée de la brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) et la brigade de renseignement et d'investigation judiciaire (BRIJ) réunissant la cellule d'investigations criminelles (techniciens en investigation criminelle + techniciens analyse criminelle) et la cellule d'informations et de renseignements judiciaires. 
  • l'officier commandant la section de recherches.
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Enfin, 4 grandes formations opérationnelles sont subordonnées au COMGEND :

  • La compagnie des îles du Vent  (3 officiers, 114 sous-officiers, 12 gendarmes adjoints volontaires (GAV) soit 129 militaires) a compétence sur les îles de Tahiti, Moorea, Maiao et l'atoll de Tetiaroa. Elle comprend 9 brigades territoriales (Papeete, Faa'a, Punaauia, Paea, Papara, Taravao, Tiarei, Arue) et un peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) .   
  • La compagnie des archipels  (3 officiers, 65 sous-officiers,7 GAV soit 75 militaires et 1 personnel civil) est unique en son genre dans la mesure où sa compétence s'étend sur un territoire aussi vaste que l'Europe. Les 15 brigades territoriales (Bora Bora, Huahine, Raiatea, Tahaa, Rimatara, Raivavae, Tubuai, Rurutu, Nuku Hiva, Ua Pou, Hiva Oa, Rangiroa, Hao, Rikitea) qui la composent sont en effet réparties sur l'ensemble des archipels de la Polynésie française . En outre, la brigade territoriale des « Tuamotu centre » présente également une certaine originalité. Elle est en effet implantée à Papeete et exerce sa compétence sur l'ensemble de l'archipel des Tuamotu à l'exclusion des atolls appartenant aux circonscriptions des brigades de Rangiroa et de Hao. 
  • Le groupe des pelotons mobiles  (GPM) comprenant 2 pelotons à 36 militaires de la gendarmerie (peloton d'intervention (PI) et peloton de véhicules blindés à roues de la gendarmerie (VBRG)). Le GPM assure des missions de maintien de l'ordre et de secours en montagne, intervient au profit des compagnies dans le cadre d'affaires judiciaires (arrestations domiciliaires, neutralisation de forcenés, opérations de recherche de plantations de pakalolo) et effectue de nombreux transfèrements judiciaires.
  • La section de recherches  (2 officiers et 8 sous-officiers), placée directement sous l'autorité du commandant de la gendarmerie pour la Polynésie française, est spécialisée dans les enquêtes de police judiciaire qui demandent des compétences et des technicités particulières. A la différence des brigades territoriales, elle est chargée des enquêtes dites spéciales du fait de leur sensibilité particulières (caractères médiatiques des personnes mises en cause) ou de la masse d'investigation qu'elles mobilisent.   
En outre, le COMGEND bénéficie, en permanence, de 2 escadrons de gendarmerie mobile (effectif de chaque EGM : 73 officiers et sous-officiers) déplacés en Polynésie française pour une durée de 3 mois environ. Hors opérations de maintien de l'ordre, ces unités participent à la lutte contre l'insécurité quotidienne (police de la route, surveillance générale) en renforçant les unités territoriales ou en mettant sur pied des détachements de surveillance et d'intervention (DSI). 
Enfin, 60 réservistes (5 officiers, 22 sous-officiers, 33 militaires du rang) de la gendarmerie renforcent occasionnellement les unités territoriales de Tahiti et des archipels, à l'occasion de grandes manifestations (foires, évènements sportifs,...), d'opérations de police judiciaire (recherche pakalolo, de malfaiteurs,...) ou de sécurité routière (contrôle alcoolémie,...). L'emploi de ces militaires s'effectue également dans le domaine de la prévention (intervention dans les établissements scolaires, piste sécurité routière,...) et du recrutement (stand gendarmerie à l'occasion des foires,...). 
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Enfin, 90 réservistes peuvent être appelés pour renforcer l'état major du COMGEND (centre de renseignement et d'opérations, activation d'un PC opérationnel en cas de crise,...). 
Il convient de souligner que la gendarmerie met à la disposition de l'association d'aide aux victimes d'infractions pénales et de médiation « TE RAMA ORA » un réserviste de la gendarmerie pour une durée de 90 jours par an. Ce dernier assure tous les jeudis une permanence au tribunal d'instance de Papeete afin de recevoir les victimes d'infractions pénales, les écouter et les orienter dans leurs démarches judiciaires. Il se déplace également dans les mairies pour faire connaître l'association « TE RAMA ORA ».

Ses missions 
Les formations de la Polynésie française effectuent les mêmes missions que les unités de métropole bien que la réglementation et le milieu dans lesquels la gendarmerie opère diffèrent sensiblement. Il s'agit notamment : 

  • de la recherche du renseignement et l'élaboration de synthèses (une mission qui revient au centre de renseignements et d'opérations); 
  • de l'exercice de la police judiciaire (4349 crimes et délits constatés au cours du premier semestre 2008 ) ; 
  • de la lutte contre l'insécurité routière (132 accidents corporels de la circulation routière ayant fait 10 morts et 168 blessés ont été constatés durant le premier semestre 2008 par les militaires de la gendarmerie) ;. 
  • de la police administrative et militaire et de nombreuses actions à caractère préventif (protection des mineurs, des victimes, de l'environnement ...). 

Outre ces missions traditionnelles, la gendarmerie assure dans certaines îles des fonctions annexes. En effet, seuls représentants de l'administration d'État dans la plupart des archipels, les gendarmes se voient confier des tâches aussi nombreuses que variées définies par une convention signée entre le haut-commissaire et le président de la Polynésie française : agent spécial du trésor, huissier, notaire, agent des douanes, examinateur du permis de conduire ainsi que certaines fonctions exercées au profit de l'Etat : documents d'identité, poste pluviométrique.