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LE COMMANDEMENT DE LA GENDARMERIE POUR LA POLYNÉSIE FRANÇAISE

Site internet de la Gendarmerie de la Polynésie française

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COORDONNÉES

Avenue Pouvana’a a O’opa

 tél. : (689) 40 46 73 02 / fax : (689) 40 46 73 50

 Commandant la gendarmerie pour la Polynésie française : Colonel Frédéric Boudier

GENDARMERIE 2018

Historique

 L’implantation de la gendarmerie en Polynésie française remonte au mois d’avril 1843, avec l’arrivée du maréchal des logis chef Prat accompagnant l’amiral Bruat, qui ont donné leurs noms aux deux casernes de gendarmerie de Papeete. Le premier détachement y fut créé par ordonnance royale du 17 octobre 1846 avec un effectif d’un officier et de 19 sous-officiers. En 1971, le groupement de gendarmerie de Polynésie française devient corps autonome.

Le 1er janvier 1983, une réorganisation affecte la structure même du groupement de gendarmerie de Polynésie française. Outre l’état-major, les services techniques, les unités territoriales et spécialisées, regroupées jusqu’alors sous le commandement d’un même officier, sont désormais réparties en deux compagnies de gendarmerie distinctes: la compagnie des îles du Vent et la compagnie des archipels. Il prend en 2005 l’appellation de «commandement de la gendarmerie pour la Polynésie française».

La gendarmerie exerce sa responsabilité de sécurité publique sur 97% du territoire de la Polynésie française où vivent près de 240000 personnes. Pour assurer ses missions, la gendarmerie dispose de 428 militaires et civils permanents, renforcés par 72 gendarmes mobiles et 141 réservistes liés par contrat (ESR). Actuellement 35% des gendarmes sont originaires de Polynésie française. Bien souvent seuls représentants de l’État, les gendarmes constituent le prolongement de l’administration auprès des populations vivant dans les archipels les plus éloignés.

Son organisation

 Le commandement de la gendarmerie pour la Polynésie française comprend un État major (16 officiers, 116 sous-officiers, 15 gendarmes adjoints volontaires (GAV) et 15 personnels civils), qui supervise un Bureau du Personnel, un Bureau Soutiens et Finances, un Bureau Opérations et Emplois et un Centre Opérationnel et de Renseignement de la Gendarmerie (CORG) fonctionnant 24 heures sur 24.

Les formations opérationnelles subordonnées au COMGEND sont multiples :

La compagnie des îles du Vent (6 officiers, 112 sous-officiers, 2 militaires du corps de soutien technique et administratif, 16 GAV soit 136 militaires).

 Cette compagnie a pour zone de responsabilité Tahiti, Moorea, Maiao, Mehetia et Tetiaroa, et compte un peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG), huit brigades territoriales (Faa’a, Punaauia, Paea, Papara, Taravao, Tiarei, Arue, Moorea-Maiao) et une brigade de recherches.

La compagnie des Archipels (3 officiers, 64 sous-officiers, 10 GAV + 1 CSTAGN soit 78 militaires). 

Elle se compose de quinze unités réparties dans les Îles Sous-le-Vent (Raiatea, Huahine, Tahaa, Bora Bora), les Marquises (Ua Pou, Hiva Oa, Nuku Hiva), les Australes (Rurutu, Raivavae, Rimatara, Tubuai), les Tuamotu (brigade des Tuamotu centre, Hao, Rangiroa) et les Gambier (Rikitea). La brigade des Tuamotu centre présente également un certaine originalité. Elle est en effet implantée à Papeete et exerce sa compétence sur l’ensemble de l’archipel des Tuamotu à l’exclusion des atolls appartenant aux circonscriptions des brigades de Rangiroa et de Hao.

Les unités spécialisées.

 Parmi ces unités, on trouve :

 ¬la brigade nautique de Papeete (BN) et ses plongeurs autonomes ;

¬la brigade motorisée de Faa’a (BMO) ;

¬la brigade de gendarmerie des transports aériens de Tahiti-Faa’a (BGTA) ;

¬la brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) ;

¬la brigade de renseignements et d’investigations judiciaires (BRIJ).

L’antenne GIGN (Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale)
L’AGIGN comprend 35 militaires, soit 2 officiers et 33 sous-officiers de la gendarmerie répartis en deux pelotons d’interventions outre-mer (PIOM). Cette unité dispose également d’une capacité spécifique blindée. Elle intervient au profit de la section de recherches, des compagnies des Îles du Vent et des Archipels dans le cadre d’affaires judiciaires et participe aux opérations déclenchées à l’occasion de certains événements graves nécessitant des technicités particulières dans le domaine de l’intervention (arrestations domiciliaires, neutralisation de forcenés, opérations de recherche de plantations de cannabis, transfèrements judiciaires). Les militaires de cette unité assurent également des missions de maintien de l’ordre et de secours en montagne. Ils ont un rôle capital en matière d’intervention antiterroriste. De ce fait, ils subissent un entraînement exigeant pour faire face efficacement à une attaque de ce type.

La section de recherches (3 officiers et 12 sous-officiers)

Placée directement sous l’autorité du commandant de la gendarmerie pour la Polynésie française, la SR est spécialisée dans les enquêtes de police judiciaire complexes et/ou sensibles (affaires criminelles, infractions économiques et financières complexes…).

Le groupe d’intervention régional (GIR)

 Créé le 1er avril 2010 et réunissant les services de la gendarmerie nationale, de la police et des douanes, le gir Groupe d'intervention régional relève hiérarchiquement du commandant de la gendarmerie pour la Polynésie française. La structure permanente à l’effectif de cinq personnels est dirigée par un officier supérieur de la gendarmerie, chef du groupe, secondé par un officier de police. La mission du gir Groupe d'intervention régional est de lutter contre l’économie souterraine et les différentes formes de délinquance organisée qui l’accompagnent.

L’escadron de gendarmerie mobile

Cette unité participe, hors maintien de l'ordre, à la lutte contre l’insécurité quotidienne en renforçant les unités territoriales et en mettant sur pied un détachement de surveillance et d’intervention. Ces militaires interviennent également dans les transfèrements judiciaires. L’escadron est déplacé sur le territoire pour une durée de trois mois.

Les réservistes

 Parmi les 141 réservistes volontaires, certains peuvent également être appelés pour renforcer les unités de terrain ou l’état major du COMGEND (centre opérationnel et de renseignement activation d’un PC opérationnel en cas de crise…).

Par ailleurs, grâce au Fond Inter-Ministériel de Prévention de la Délinquance (FIPD) accordé par le Haut-commissariat de la Polynésie française, un intervenant social est mis à disposition de la police et de la gendarmerie nationales (ISPG). Celui-ci est chargé d’accueillir, de conseiller et d’orienter les victimes d’infractions pénales et les personnes en détresse afin de soulager le volet social de l’intervention des forces de l’ordre.

Ses missions

Les formations de gendarmerie en Polynésie française couvrent un large spectre missionnel sur un territoire atypique (étendue géographique, contraintes de projection interîles).

Il s’agit notamment :

¬de l’exercice de la police judiciaire judiciaire (8370 crimes et délits constatés au cours de l’année 2017 ;

¬de la lutte contre l’insécurité routière (123 accidents corporels de la circulation routière ayant fait 22 tués et 148 blessés ont été constatés durant l’année 2017 par les militaires de la gendarmerie) ;

 ¬de la police administrative et militaire et de nombreuses actions à caractère préventif (protection des mineurs, des victimes, de l’environnement…). Ces missions sont conduites en coopération étroite avec les polices municipales, selon des modalités définies par une convention ;

¬de leur contribution à la mission de renseignement.

La sécurité intérieure

Outre ses missions traditionnelles, la gendarmerie assure dans certaines îles des fonctions annexes. En effet, seuls représentants de l’administration d’État dans les archipels, les gendarmes se voient confier des tâches aussi nombreuses que variées définies par une convention signée entre le Haut-Commissaire et le Président de la Polynésie française : huissier, notaire, examinateur de la capacité de conduire…